sans nom
Une force me garde de laisser filer
L’objet occulte de ma conscience éveillée.
Quelques heures passées cependant en voyage,
Du sommeil mes voisins étaient un certain gage.
Lors qu’ils m’ont quitté pour un autre précipice,
Mes pieds me portèrent dans un très seul mirage.
Pour compagnons de voyage, de sombres présages:
Combat, crainte, rage, aboiements et pisse.
Flanc de montagne à l’allure paradoxale,
Contre lui se dressent des immeubles d’ailleurs.
Entre la Terre et le Ciel mon épine dorsale,
Arriver! Les chiens, eux, sont à la bonne heure.
Deux cent âmes au hasard du chemin pointent
au loin le gite au milieu de mon calvaire.
Incertain, la clé et la serrure jointes,
je retrouve enfin l’or brun intact dans le verre.
Esthétique? Non. Décoré avec esprits.
Les barreaux me retiennent de toucher au ciel.
Est-ce cela un immeuble insitututionnel?
Si un once d’espoir m’illuminait la nuit…
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