“Il conviendrait que les donateurs prennent conscience que les quêtes, même les plus prolifiques, ne font pas une politique. Et qu’Israël, qui a créé une des économies les plus dynamiques de la région, comprenne que sa sécurité ne sera pas assurée tant que la désespérance et la misère camperont à sa porte.” C’est ainsi qu’est conclu l’éditorial du Journal Le Monde du 18 décembre 2007.
Désespoir et misère… Comment expliquer autrement les violences qui ont suivi l’assassinat de Bennazir Bhutto? (Davantage ==>) Le peuple enragé, irrationnel, succombe à ses plus bas instincts et fracasse se qui lui tombe sous la main. Dans un pays où l’armée dirige tout, quelle liberté et quel progrès? Quel développement? L’argent donné par les États-Uniens (pour la lutte contre Al Qaeda et des Talibans) au régime militariste de Pervez Musharraf a été détourné pour faire la guerre à l’Inde selon bon nombre d’Indiens; c’est l’opinion qui domine en ce moment.
Et le Pakistan sombre dans la violence… La guerre contre le terrorisme est loin d’être gagnée pendant ce temps sur le front nord (le Sud de l’Afghanistan). Les éléments les plus dangereux de la société se radicalisent et le Pakistan (Notez la figure de style: c’est de l’intelligentsia qu’il s’agit, des élites, des marionnettistes) cherche à convaincre ses gens que la source du mal est de l’autre côté de la frontière. Tapis dans l’ombre, c’est le marchand d’armes qui se moque de l’humanité. Le Pakistan est en voie de devenir un des pays les plus dangereux, il se hisse au rang de l’Afghanistan.
Il faudrait être bien cynique pour porter l’analyse sur les traits communs des politiques de ces deux pays. Conjurer le triste sort que l’histoire leur a réservé en regardant leurs peuples mourir à travers la loupe de l’histoire, la même. S’il y a quelque chose de commun, c’est le désespoir et la misère dans laquelle les peuples sont plongés.
Je mets mon drapeau en berne.


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