Dans ce monde qui vénère le bruyant et l‘extrême
Quoi de plus dissonant qu’un délicat poème
Quand tous n’en ont que pour les muscles de Rambo
On laisse à leur poussière les recueils de Rimbaud
Mais moi, j’n’ai que mépris pour l’inculture des rustres
J’applaudis chaque effort pour redonner du lustre
À cet art que Verlaine et tant d’autres grands hommes
Maniaient avec génie, mais qui s’en va s’a bum
(Mononc’ Serge)
Qui n’a pas caressé le rêve un peu fou d’un instant de liberté totale? Je ne suis pas seul à en avoir désiré ma juste part, voyons donc! Vous aussi vous pensez le matin venu (ou la veille si vous être plus prévoyants) “Que vais-je porter aujourd’hui”.
Je ne suis pas naturiste mais la pudeur, quand on y tient, on veut –au plus profond de soi– la balancer par dessus bord d’une manière désinvolte. Et comment mieux ce faire que devant un large auditoire captivé par l’action autour de nous? Comment faire mieux qu’en participant de l’esprit du nu-vite, je vous le demande? Et oui, je le confesse aujourd’hui: c’était un rêve cher à mes yeux.
Mais ceux-ci ne pouvaient croire ce qu’ils ont pourtant vu hier à la télévision:

Lui-là, c’est Andrew Symonds. Un all-rounder cricketer de l’équipe nationale australienne et devinez ce qu’il a fait hier: il a empêché un nu-vite bien intentionné (il voulait un auditoire, c’est tout) de finir sa course de l’autre côté du terrain, où des policiers l’attendaient avec des matraques et une couette bien chaude pour le couvrir.



Ça, ce n’était pas nécessaire… Merde, encore un rêve de perdu. Liberté, je crie ton nom!


1 comment
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6.mars.2008 à 11:13
Brigitte Lareau
La vision de la véritable nature humaine fait écho à la peur inconsciente de la mort. Les gens veulent se croir invincibles et immortels, et la vue de ce qui leur rapelle leur propre condition d’homme fait de glaise les faits réagir au plus haut point.