Quand j’étais petit garçon, la CSDM (Commission scolaire de Montréal) se nommait encore CECM (Commission des écoles catholiques de Montréal). J’avais habitude d’arpenter les corridors à l’heure de la catéchèse, faute de cours d’enseignement moral. (Belle idée encore!) J’ai aujourd’hui 25 ans et pourtant dans un passé pas si éloigné la lutte pour la déconfessionalisation des services publics n’était pas achevée.

Maintenant, près de 20 ans plus tard, le MEQ (Ministère de l’éducation du Québec) se propose de relever en plus de sa mission de socialisation des enfants la mission solennelle de leur fournir une éducation religieuse apte à gérer la diversité culturelle du Québec moderne. Allez faire un tour sur le site du Ministère. Ça a l’air beau comme ça mais Mgr Ouellet devant la Commission Bouchard-Taylor a dit quelques choses intelligentes. Notamment, laissez à l’Église le soin de fournir l’éducation religieuse. Quelle genre de bibitte va bien sortir des manuels scolaires l’automne prochain? Quel bouillie intellectuelle va-t-on servir à mes enfants un jour? Ça sent l’athéisme d’état. On a assez entendu de porte-paroles d’une révolution passée en vanter les mérites à ceux qui n’avaient pas encore vu le jour lors du passage tranquille du Québec au Québec moderne. Car au fond c’est toujours un peu ça aussi une révolution: on occulte le passé et on proclame aujourd’hui les temps modernes… comme tant d’autres l’avaient fait auparavant.

LA QUESTION QUI TUE: L’athéisme d’état est-il une religion comme une autre, la permutation d’un mal par un autre, une doctrine de plus? Est-il contraire à l’idéal laïque, citoyen? Quelle est le rôle de l’école dans une société laïque vis-à-vis l’enseignement de la religion?

Voici un extrait d’une critique de livre sur la laïcité que j’ai trouvé ce matin: “Condorcet mit l’enseignement comme condition de l’apprentissage de la liberté, ce que synthétise Catherine Kintzler en ces termes : La métamorphose de l’homme en citoyen ne repose pas sur l’abnégation, l’enthousiasme et la croyance en des «valeurs», mais sur un travail de reconquête de soi-même qui suppose l’épreuve du doute et dont le modèle est le processus de la connaissance. D’où l’enjeu de l’école, qui devrait être, loin des enseignements doctrinaires ou du relativisme culturel, le lieu d’apprentissage de la pensée critique. L’usage courant qui est fait actuellement dans l’enseignement de la tolérance, selon lequel toutes les opinions sont respectables aboutit à juxtaposer différentes «valeurs» et croyances où chacun, chaque groupe s’identifie à lui-même et campe sur son propre espace : le moindre contact, dès qu’il sort de l’indifférence ou de la curiosité polie, ne peut alors être qu’un affrontement. Au contraire, la laïcité ne pouvant s’enseigner comme une évidence suppose « une formation à la pensée réflexive et critique […] Que cet espace critique soit abandonné ou ébranlé, et le concept de laïcité s’en trouverait affecté.”

J’ai hâte de voir ce que va plaider l’ami Julius Grey à la Cour supérieure cet automne. Je prédis des temps joyeux dans les cercles intellectuels athé-anti-athé-pro-religieux-laïques-conservateurs lorsque les élèves vont rapporter des manuels scolaires qui provoqueront un choc des générations assurément!

L’assassinat de Benazir Bhutto?!

Je n’ai toujours pas compris pourquoi ils ont fait venir une équipe des meilleurs légistes de Scotland Yard pour procéder à son autopsie. Voyons donc, elle s’est fait explosé par une bombe après avoir échappé aux tirs de ses assaillants. Et maintenant ils en sont à se demander s’il s’agit d’un décès accidentel –thèse du cognage de caboche sur le toît ouvrant de sa voiture. Ridicule! Enfin, ça c’est les médias.

Du côté  géopolitique:

L’onde de choc a voyagé au-delà d’isalamabad et de Karachi et le climat est plutôt pessimiste. Il y a deux raisonnements sous-jacents qui expliquent la réaction des Indiens. Uno les Indiens sont fiers de leur démocratie et de leur succès en comparaison avec les autres pays du traité SARC (South-Asian Regional Cooperation) alors il y a une part de Pakistan-Bashing là-dedans. Deuxio ils ont une crainte légitime d’être entraîné dans la guerre une fois de plus puisque chaque jour où la démocratie s’enlise, Musharraf domine.

Et Musharraf n’est pas tout à fait un voisin pacifique comme le chef de la junte militaire en Birmanie. Oh… la comparaison est risquée!

Le christianisme serait la religion-mère de nos sociétés francophones à en croire certains. De Nicolas Sarkozy à Mgr Ouellet il n’y a qu’un pas à franchir, celui qui sépare un dogme d’un autre.

Nicolas Sarkozy rappelle comme le christianisme a façonné la nation française, sa culture, son éthique, ses arts et cite Pascal, Bossuet, Péguy, Claudel, Bernanos, Mauriac, Maritain, Mounier, René Girard et des théologiens comme de Lubac et Congar.“, nous raporte l’excellent blog Pensée libre.

Soit, l’on peut concéder sans trop pêcher par malhonnêteté intellectuelle que les penseurs auxquels renvoie Sarkozy se réclamaient bel et bien de la chrétienneté, étaient issus d’une société qui était majoritairement — parlant de ses membres bien évidemment — chrétienne. La faute n’est pas dans l’affirmation même, sa demeure est dans l’intention.

La France qui n’a toujours pas réussi à intégrer ses immigrants issus d’anciennes colonies, qui exclut toujours de ses rangs, qui tolère des partis politiques qui n’ont pour seule raison d’être la motivation de prendre le pouvoir et pour seul modus operendi, marteler la question identitaire. Sarkozy a joint la danse avec ces-dits partis, c’est qu’il y a de la compétition quand même. Cette France, c’est celle des Français selon Sarkozy si je lui rends bien justice. Et la définition de Français “pure laine” (Oui, je m’en viens avec le Québec!) contient juste assez de vers pour qu’y figure chrétien, pas assez pour musulman. Trois pieds plutôt que deux, c’est vicieux. Deux plutôt que trois, c’est pas trop maladroit.

Parenthèse:

(UNE TABLE À TROIS PATTES, CONTRAIREMENT À UNE TABLE À QUATRE PATTES, EST TOUJOURS STABLE, MÊME SUR UN TERRAIN INÉGAL!!!)

À titre d’illustration de cet échec dans l’intégration:

Le Monde diplomatique, en 2001, faisait part de la réticence de la hiérarchie militaire quant à leur présence dans l’armée. Il publiait un article sous le tire suivant : « L’armée s’ouvre timidement aux Beurs ». Quatre ans plus tard, le Figaro reprenant le travail d’un chercheur chiffrait la présence des beurs chez les militaires entre 10 et 20% des effectifs. Pourquoi l’armée peut elle faire cet effort et pas la police ? Essentiellement parce que cette chair à canon va être externalisée, utilisée hors de France, alors que dans la police française ces recrues seraient fort peu fiables dans ce genre d’évènements.

(Source: L’autre excellent blog “Plus loin“)

Flagrant à votre goût?! Donc, la faute est dans la volonté d’exclure disions-nous.

Pendant ce temps au Québec:

Dans la foulée des auditions à la Commission Bouchard-Taylor (la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles, faites-moi rire!), Mgr Ouellet est venu plaider la cause de l’Église catholique. OK, je ne le blâme pas de prêcher pour sa paroisse, c’est tout à fait ce à quoi on devrait s’attendre… Bien que… OK, je passe là-dessus, pour cette fois.

Certains discours ont commencé à flotter dans le paysage médiatique, des discours similaires à celui de Sarkozy. Mais cette fois, on troquait un dogme pour un autre: catholicisme pour christianisme. Discours analogue, motivation identique. Cette fois par contre l’affirmation est erronée, je vous renvoie là-dessus au commentaire de la Belette dans son billet “Démenti : les racines protestantes de la Nouvelle-France“.

En guise de conclusion:

Il ne faut peut-être pas se surprendre que la question identitaire se retrouve à l’agenda de bien des formations politiques de par le monde. Mais pour admettre les discours de ces mal-pensants, de ces faux-penseurs, il faut soit être tordu, soit ignorant. Nous buvons tous de la même source. Un petit rappel, Hérodote, Aristote et d’autres philosophes grecs ont largement conditionné ce qu’est aujourd’hui l’Islam. Et, ah ah!! Ce n’est pas un échange à sens unique. La terre n’est pas si grande que ça après tout.

Not so long ago in Québec, there were bombs blowing off, threats to security of the common man who always faced the risk of getting got in cross fire between the Canadian Army and the militants of the FLQ (Front de libération du Québec, a militant organisation whose goal was secession of Québec from the rest of Canada), and above all CONFLICT. By conflict I mean the cause, the latent problem underneath the surface, not the symptoms - the violence. What is there to know about Québec for readers who don’t know much about its history? Here’s a little digest in a approximative chronological order.

1. The French came and some settlers established themselves in Nouvelle-France, the “French colony”;

2. The British also came and settled nearby, the “British colony”;

3. There was already people there, natives, of various nations: Cris, Innus, Montagnais, Ottawa, Algonquins, Iroquois, Abenakis, etc.;

4. The French and the British killed and dispossessed the natives of their land in order to exploit the resources of North America, thereby creating a CONFLICT (We’ll come back to this one in a later post);

5.  The British fought a war with the French and won over the French colony;

6. The USA came into existence further to its independence from the UK;

7. The British merged the British colony and the French one into one polity, “hoping” that its peoples would merge and forever happily live together (THEORIES VARY ON THIS ONE! THERE’S ALSO ANOTHER EXPLANATION THAT HS TO DO WITH NO.6 ABOVE.), thereby creating another CONFLICT.

That’s the one I’m interested in, no. 7. I would summarize it as “The After-Effect of Imperialism”. Interestingly, China and India have not been at war until recently in their history. Here’s what Madhavi Thampi wrote about it in “India and China: colonial encounters”:

“Hence, an important outcome of the colonial era was the reconfiguration of the political map of this region of Asia. By the end of this period, India and China stood next to each other as the two giants of Asia. For their own reasons, the British had welded India together as one political-administrative unit, while Indian nationalism provided a strong ideological force binding it together. Around the same time that this new India was freed from colonial rule, China too, after several decades of weakness, foreign occupation and civil conflict, once again stood united under one strong state power. It had in addition gained international recognition as one of the Five Great Powers. Advances in transport and communications over the preceding century had also narrowed the distance between these two countries. The stage was set, as it were, for the rivalry and the jockeying for power and influence that continues to this day.

Well, well, well… Where did I read that anyway Asia is too big to be run by one single superpower? Perhaps it couldn’t be any better than what it is like now. But nonetheless, I hear just about every week or so that the problems of war with India are caused by foreign influences, those who sell weapons. Meanwhile, India is the 8th largest purchaser of weapons - not little money - and its 600 million + poors still die… but it can fight back its neighbors Paskistan, China, etcetera!!!

Génial! Je viens de lire un court essai en quatre parties sur la pauvreté rédigé par Éric Bondo. Brillant! Il y expose notamment l’Effet de Pounette, effet selon lequel sa chatte nommée Pounette a dans un premier temps peur (le stimuli) et dans un second temps cesse d’agir (réponse: inactivité) et dans un dernier temps consomme pour rétablir une forme d’homéostasie (Terme de biologie qui signifie : la tendance de l’organisme à maintenir ou à ramener les différentes constantes physiologiques) dans sa caboche (la solution).

Bondo écrit: “Ce qui m’amène à l’effet Pounette. En fait, ça porte sûrement un autre nom, mais c’est une expérience que j’ai pu constater avec une de mes chattes, Pounette. Chaque fois qu’un évènement lui fait peur, même un petit sursaut de rien, Pounette fait quoi, vous croyez? Direction : le plat de bouffe.

D’un autre côté, entre le moment où elle prend la fuite et celui où elle se rend au plat de bouffe, Pounette reste pendant un certain temps immobile, attendant de voir si tout s’est estompé. On parle ici d’Inhibition d’action.

Donc, suite à une peur, il y a d’abord Inhibition d’action, puis Consommation.

Brillant, n’est-ce pas ?!  Vous avez remarqué que je n’ai pas copié ce qui amène Bondo à l’effet Pounette. Voici! “Quelque part, dans de beaux bureaux, avec un mini bar, une armoire à cigares et des amuses-gueule, on a décidé de jouer au chien de Pavlov avec nous“, écrit-il. Théorie du complot? Paranoïa, je m’exclame. Je doute qu’il y ait quelque chose d’organisé dans le genre complot; ce n’est probablement pas un complot comme on les imagine dans les films d’espionnage. Mais il a raison. Réveillez-vous ma gang de Pounettes!

Vous souvenez-vous? Lucien Bouchard, le sourire aux lèvres, annonçant aux Québécois et Québécoises que la mondialisation est à nos portes, qu’il faut sauter sur l’opportunité sans égal, monter à bord du train de l’exportation agroalimentaire? Que ça serait bon pour les Québécois! Aussi bon qu’un bon manteau chaud Kanuk et d’aller travailler au lieu de boire devant la TV le 31 décembre!!!

La crise auxquels font face les producteurs est telle que maintenant on prêche pour la déflation. Le Syndicat des producteurs de porcs de Lanaudière, “l’une des régions à forte concentration de production porcine (…) propose rien de moins que l’abandon de la politique de la conquête des marchés et une baisse de la production de 25 % pour ramener celle-ci à son niveau d’avant 1996“, selon le Journal Le Devoir. Pourquoi?

Et bien, tel que l’explique la Fédération des producteurs de porc du Québec: “Plusieurs facteurs ont un impact sur le prix du porc au Québec. Malgré certaines particularités régionales, une même logique influence les prix partout à travers le continent nord-américain. Les facteurs les plus significatifs ont trait aux conditions de l’offre et de la demande en porcs vivants sur le marché domestique et en viande de porc sur le marché mondial.” Or ce marché mondial est saturé grâce, entre autres, à la participation du Québec dans cette course à la con. C’est que le Québec n’est pas le seul à avoir pris part à cette courser et on  (TOUS LES QUÉBÉCOIS) en ressort perdant, comme les producteurs africains de peanuts, les producteurs de banane et les producteurs de canne à sucre. (Ça me rappelle que je devrais publier à mon retour à Montréal un texte sur l’OMC et le marché agroalimentaire mondial.)

Nous savons d’ores et déjà que le porc sur les tablettes de nos boucheries est largement subventionné. Cela signifie que le consommateur (Citoyen no. 1) ne paie pas, au moment de l’achat, le prix vértable du porc. Le prix véritable est beaucoup plus élevé, il est payé par des voies indirectes. Notamment, les contribubles (Citoyen no. 2) financent ces subventions à travers les taxes et impôts qui gonflent les coffres de l’État. Ces voies sont confuses à un point tel que le citoyen a beaucoup de difficulté à saisir exactement ce qui se passe et que la société civile se retrouve démunie, divisée, incapable de saisir clairement sa communauté d’intérêts.

Et où se situent les producteurs (Citoyen no. 3) de porc dans l’équation? Sortent-ils gagnants de cette course polluante? De cette course sans fil d’arrivée où tout ce qui est promis aux courreurs est plus d’argent, toujours plus? De toute évidence, non. “Les grands gagnants, ce sont, on le voit, les géants de l’agroindustrie, assez gros pour délocaliser à volonté. Ce sont les intégrateurs de toutes sortes, dont hélas ! la Coopérative fédérée. Ce sont aussi ces nouveaux experts de la négociation à sens unique, chargés de faire avaler aux salariés la pilule amère du c’est-à-prendre-ou-à-laisser“, l’explique Jacques B. Gélinas.

Ma prof de “Propriété intellectuelle” qui nous rapellait l’extinction des dinausaures avec tant d’humour nous a dit quelque chose à propos de la mondialisation de l’agriculture un jour. Il y aune raison, qu’elle pouvait clairement expliquer, une bonne raison pour laquelle l’agriculture devrait peut-être être soustraite aux lois du marché. Selon elle, la SÉCURITÉ d’un peuple en dépendait. L’autarcie (C’est-à-dire l’autosuffisance, comme le fermier qui produit tout ce dont il a besoin et vend au marché ses surplus, pas comme le fermier qui ne produit que du blé d’inde et dépend du marché pour le reste) en la matière serait nécessaire. Et bien pourquoi pas!?

Comme le notait justement Luc Archambault, artiste peintre et céramiste, il y a une différence entre exportation et expropriation. Dans le cas présent, pouvons-nous véritablement parler d’un marché économique prospère, d’une voie d’enrichissement pour les Québécois? On a laissé faire une inflation de la production porcine au Québec qui s’est avérrée destructrice pour notre eau de surface. On a perpétué un mode de production agroalimentaire extensif, spécialisé, qui ne laisse pas de place aux paysans, aux marchés locaux, qui n’a de place que pour les gros producteurs, la concentration des profits, etc.

“Changement, Changement on veut du Changement!
confier au lévriers les leviers du clapier
n’importe quoi pour les Quebecois pour vu qu’on soit dans le champ!

Il conviendrait que les donateurs prennent conscience que les quêtes, même les plus prolifiques, ne font pas une politique. Et qu’Israël, qui a créé une des économies les plus dynamiques de la région, comprenne que sa sécurité ne sera pas assurée tant que la désespérance et la misère camperont à sa porte.” C’est ainsi qu’est conclu l’éditorial du Journal Le Monde du 18 décembre 2007.

Désespoir et misère… Comment expliquer autrement les violences qui ont suivi l’assassinat de Bennazir Bhutto? (Davantage ==>) Le peuple enragé, irrationnel, succombe à ses plus bas instincts et fracasse se qui lui tombe sous la main. Dans un pays où l’armée dirige tout, quelle liberté et quel progrès? Quel développement? L’argent donné par les États-Uniens (pour la lutte contre Al Qaeda et des Talibans) au régime militariste de Pervez Musharraf a été détourné pour faire la guerre à l’Inde selon bon nombre d’Indiens; c’est l’opinion qui domine en ce moment.

Et le Pakistan sombre dans la violence… La guerre contre le terrorisme est loin d’être gagnée pendant ce temps sur le front nord (le Sud de l’Afghanistan). Les éléments les plus dangereux de la société se radicalisent et le Pakistan (Notez la figure de style: c’est de l’intelligentsia qu’il s’agit, des élites, des marionnettistes) cherche à convaincre ses gens que la source du mal est de l’autre côté de la frontière. Tapis dans l’ombre, c’est le marchand d’armes qui se moque de l’humanité. Le Pakistan est en voie de devenir un des pays les plus dangereux, il se hisse au rang de l’Afghanistan.

Il faudrait être bien cynique pour porter l’analyse sur les traits communs des politiques de ces deux pays. Conjurer le triste sort que l’histoire leur a réservé en regardant leurs peuples mourir à travers la loupe de l’histoire, la même. S’il y a quelque chose de commun, c’est le désespoir et la misère dans laquelle les peuples sont plongés.

Je mets mon drapeau en berne.

On December 6 and December 7, the Institute of Social Sciences hosted a conference titled India and the Worldwide movement for Democracy, What India can Learn from Others’ Experiences and What it has to Give.

Were notably present representatives of the National Endowment for Democracy, the World Bank Institute, the Netherlands Institute for Multiparty Democracy, American Center or international Labor Solidarity, Center for international Private Enterprise, as well as members of NGOs from Bengladesh, Afghanistan, and Nepal.

What came out from this conference is a beautiful quote from Albert Camus’ writings: “Don’t walk behind me, I may not lead. Don’t walk in front of me, I may not follow. Just walk beside me and be my friend.”

Wherever NGOs like National Endowment for Democracy, or the Forum of Federations, or Rights & Democracy have been created through political will, and often funded from governmental grants get involved in democracy promotion, one can ask itself what are the reasons to do so. However independent those NGOs are from the government pressures in their countries of origin, is it possible that they are not fully independent? By this I don’t mean to question the economic independence of those NGOs or others not mentioned in this paragraph, nor to insinuate that they are partisan organizations. But I ask the following question.

Is there not something that binds together Bush doctrine, Clinton doctrine, and the WTO doctrine about globalization of markets?

I think so. Wherever there is an interest in opening the markets to investment (provided some guaranteed profit) or exports, the so-called doctrines of democracy sharing bend. India is no more better than it’s counterpart. Don’t get me wrong here! All I say is that there is some hypocrisy in the Democracy promotion official discourse. The high Indian Minister Mr. Singh once told reporters “India’s credibility towards democracy does not have to be proved but the government is also wedded to national interest.”

India has maintained traditionally a politic of non-intervention, non-alignment. India’s feeling towards promotion of democracy was best explained by Dr. Ash N. Roy through the allusion to India as a “Shy Girl” in contrast to the USA, which behaves like a Proud Boy shouting its love all over the place. When will National Interest change?

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[Left to right, at the forefront: Noor U.; Myself; Sorry-I-Forgot; Dr. George Matthew, Founding Director of the Institute of Social Sciences; Taiba M., Anwar Ibrahim, Former Deputy Prime Minister of Malaysia; and Allia M.]

On another topic, Mr. Anwar Ibrahim hold a speech about democracy which I would describe as humanistic, and idealistic. His idea about it: Democracy is about freeing and elevating the spirits of humankind. His ideal about it: The true test of democracy perhaps reside in pluralism.


More pictures of the event bellow

 

Conference Dec. 2007

I was feeling mellow this morning and ended up watching an old photo album of Tibet. If you are curious about the Canadian Governement’s position on Tibet autonomy… What? Autonomy!? Is this even a word? Here’s some insight on how Fred Bill, former Canadian Ambassador in China, understands Canada-China Relations: Stephen Harper should not hang around the Dalai Lama in official meetings because it’s in the Canadians’ best economic interest to protect our access to “A MARKET OF MORE THAN A BILLION CONSUMERS” <LINK>, that’s what China is in his mind!!!

Do check out the last link to Alain-G. Gagnon’s article on the topic. It’s in French, and it’s mind-blowing.

tibet-plateau.jpg

Une force me garde de laisser filer
L’objet occulte de ma conscience éveillée.
Quelques heures passées cependant en voyage,
Du sommeil mes voisins étaient un certain gage.

Lors qu’ils m’ont quitté pour un autre précipice,
Mes pieds me portèrent dans un très seul mirage.
Pour compagnons de voyage, de sombres présages:
Combat, crainte, rage, aboiements et pisse.

Flanc de montagne à l’allure paradoxale,
Contre lui se dressent des immeubles d’ailleurs.
Entre la Terre et le Ciel mon épine dorsale,
Arriver! Les chiens, eux, sont à la bonne heure.

Deux cent âmes au hasard du chemin pointent
au loin le gite au milieu de mon calvaire.
Incertain, la clé et la serrure jointes,
je retrouve enfin l’or brun intact dans le verre.

Esthétique? Non. Décoré avec esprits.
Les barreaux me retiennent de toucher au ciel.
Est-ce cela un immeuble insitututionnel?
Si un once d’espoir m’illuminait la nuit…

(Bruno Héroux - 13.11.2007)